Versailles classique, Versailles royal

A partir de 1678, la France bénéficie d’une période de paix et le début d’une nouvelle campagne de travaux.

Loin de prolonger l’inspiration baroque, l’inspiration classique s’emploie souvent à la contredire et à en effacer les traces.

Des bosquets de Le Nôtre disparaissent ou sont remaniés. Des bassins sont considérablement simplifiés. Le grand projet de Parterre d’eau de Le brun est abandonné. L’austère façade sur jardin, jugée trop monotone, est maintenue en dépit des velléités de transformation.

Le château devient iconique.

Les grandes transformations

De 1678 à 1689, Mansart crée deux grandes ailes : aile sud et nord de par et d’autre du château. Louis XIV a-t-il vraiment voulu s’installer de façon définitive à Versailles. Rien n’est moins sûr mais une fois les travaux d’extension engagés à Saint Germain en 1681, il se voit contraint de s’y installer en 1682 puis de procéder à des extensions qui n’étaient pas nécessairement prévues. A tel point que la prophétie de Colbert finit par se réaliser : « tout homme qui aura du goût de l’architecture, et à présent et à l’avenir, trouvera que ce château ressemblera à un petit homme qui aura de grands bras, une grosse tête, c’est à dire un monstre en bâtiment ». Au point que le roi n’aura plus qu’une idée s’en échapper à Marly, puis au Trianon.

L’aile du Midi agrandit le château

Aile du Midi

Lors de la construction de Le Vau, l’idée de donner des ailes latérales au château avait été balayée par Colbert au motif que cela transformerait le bâtiment en un « petit homme qui aurait de grands bras » et « une grosse tête ». C’est lorsque le roi prévoit de faire de Versailles sa résidence principale que le projet refait logiquement surface.

L’aile nord remplace la grotte

Prévue dès la construction de l’aile du Midi, la construction de l’aile nord débute en 1685 et s’achève en 1689. Elle nécessite la destruction de la grotte de Téthys.

La terrasse est remplacée par la galerie des Glaces

L’orangerie de Le Vau cède la place à celle de Mansart

Située sous la nouvelle aile Sud, l’orangerie, construite par Jules Hardouin-Mansart entre 1684 et 1686, remplace celle construite par Le Vau en 1663.

Les statues antiques envahissent Versailles

En 1683, un programme de statues alterne avec des vases, des bancs et des topiaires sur l’Allée royale désormais occupée en son centre par un tapis vert. Les antiques envahissent également le parterre du bassin d’Apollon, le bosquet du Théâtre d’Eau et donnent son nom au bosquet de la Salle des Antiques. Les plus belles copies, icônes de la romanité (Apollon du Belvédère, Gladiateur bourrant, Bacchus Médicis…) sont réparties sur les rampes du parterre de latine.

Les bassins sont remaniés et simplifiés

La pierre et le plomb monochrome s’imposent

Les bosquets deviennent plus minéraux et simples

La première intervention de Haroudin-Mansart à Versailles porte sur les jardins. Elle consiste à enrichir le bosquet de la Renommée de Le Nôtre, tout juste achevé pourtant. L’architecte y élève deux petits pavillons de marbre blanc, qui annonce son goût pour l’usage de ce matériaux dans les jardins. Tandis que s’y développent des architectures de treillage, Mansart préfère des structures monumentales comme le bosquet des Dômes ou encore les baldaquins du nouveau bosquet des Bains d’Apollon, à la fin du règne.

LES 4 AGES DE VERSAILLES

> VERSAILLES BAROQUE DISPARU

> VERSAILLES CLASSIQUE

> VERSAILLES ROMANTIQUE

> VERSAILLES TOURISTIQUE

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