Versailles touristique, Versailles de rêve

La Grille royale

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La grille est réalisée sous le règne de Louis XIV par Jules Hardouin-Mansart vers 1680 et déposée dans les dernières années du règne de Louis XV. Sa reconstruction entre 2005 et 2008, financée par une entreprise privée, donne lieu à une vive polémique. Première raison : le non-respect du « dernier état connu ». La reconstruction fait abstraction de l’histoire de Versailles au XIXe siècle pour revenir à l’état du XVIIe siècle. Deuxième raison : la faiblesse des sources. Les gravures d’époque se contredisant, il est extrêmement difficile de connaître de manière précise l’ornementation de cette grille. Troisième raison : le projet ne correspond à aucun état ayant existé, puisque si l’aile Gabriel est antérieure à la grille, le pavillon Dufour, lui, a été construit après.

Pour Béatrix Saule, directrice du musée du château, ce nouveau chantier se place dans la continuité des interventions réalisées depuis le début du XXe siècle, qui visent à présenter le domaine royal dans un état reflétant au mieux celui de la fin de l’Ancien Régime. D’un point de vue fonctionnel, la grille sert également à maîtriser le flux des visiteurs.

Versailles envahi par le doré

Dans le palais et les jardins du Roi-Soleil, l’or est partout : sur les grilles, les toits, les sculptures, les boiseries et les plafonds ! Les opérations de restauration successives se donnent pour objectif de renouer avec les ors de la royauté louis-quatorzième.

Après les vases du bosquet de la Salle de Bal, la France triomphante, les sculptures du bassin de Latone, les chérubins du bassin des Enfants dorés, les toitures du château de Louis XIII viennent d’être restaurés et recouverts de feuille dorée. La rénovation de La Chapelle royale sera également l’occasion de dorer le fait de la toiture et certaines des sculptures.

Le spectacle du château côté ville promet d’être impressionnant. La Grille royale et les balcons et garde-corps reconstruits, dorés en plein, répondent aux ornements également dorés des toitures.  Dorée également, la crête de cuivre surmontant la chambre du roi s’harmonisait ainsi complètement avec les plombs tandis que les quatre pavillons des ailes des Ministres offraient un écho en mode mineur à cette profusion éclatante. Sur les ferronneries, la progression en majesté s’appliquait aux grilles des écuries, dont seuls les ornements étaient dorés, le reste de l’ossature étant simplement peint, sans doute en couleur de fer, c’est-à-dire noir, ainsi que le recommandaient les traités du temps.

Les ors s’étaient estompés. Voici aujourd’hui qu’ils brillent de mille feux. Une apparence kitsch que regrettent certains et qui pour d’autres incarne avant tout la richesse et le raffinement de Versailles. Ainsi que le rappelle Emmanuel Couly, Versailles, le « bling-bling » louisquatorzien avait un but politique : « la galerie des glaces, jusqu’en 1689, était meublée de meubles en argent massif… pour impressionner les Etrangers et leur faire comprendre que la puissance financière (un peu illusoire) du roi de France était suffisante pour soutenir n’importe quelle guerre… Cela servait aussi à impressionner les courtisans et à les soumettre, si besoin était, au roi. »

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