Terrasses et parterres des jardins français du XVIIe siècle

Le jardin en terrasses est une création de la Renaissance qui puise son inspiration dans les culture en terrasses du bassin méditerranéen et les célèbres jardins suspendus de Babylone, aménagés sur le bord de l’Euphrate pour l’amour d’une reine qui, dit-on, avait la nostalgie des collines luxuriantes de son pays d’origine.

Les Français adaptèrent le modèle italien à des terrains plutôt plats ou légèrement inclinés. Quelques demeures d’Ile-de-France furent toute fois construites au sommet de collines. Ce fut le cas notamment du jardin du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye (ci-dessous) qui fut le plus italien de tous les jardins français jamais créés.

Photo du Monument Historique Restes du château Neuf situé à Saint-Germain-en-Laye

S’inspirant des jardins de la Villa d’Este à Tivoli (ci-dessous) et ceux de la villa Lante à Bagnaia, six grandes terrasses ornées de parterres et creusées de grottes menait de la résidence à la Seine.

A Versailles comme à Vaux-le-Vicomte, Le Notre opta pour des terrasses peu élevées et des pentes douces. Les terrasses sont, pour la plupart, allongées de manière à rendre les différences de niveau presque insensibles. Les dénivellations peuvent néanmoins être importantes, par exemple entre la Terrasse du Midi et le parterre de l’orangerie en contrebas, le parterre de gazon et le Grand Canal de Sceaux, la terrasse et les cascades de Vaux-le-Vicomte, ou encore à la grande esplanade de Chantilly.

L’évolution de la terrasse est intimement liée à celle du parterre. Au fur et à mesure que celui-ci prit de l’ampleur et que ses motifs se complexifièrent, on érigea des terrasses afin de mieux les admirer, notamment à Villandry. 

Aux Tuileries, sous Henri IV,  la Terrasse des Feuillants qui clôturait le parc au nord, le long de l’actuelle rue de Rivoli, offrait des points de vue privilégiés sur les parterres déployés à ses pieds. 

Au Luxembourg, le grand parterre élaboré par Jacques Boyceau fut entouré de terrasses bordées de balustrades. 

A Vaux-le-Vicomte, André Le Notre établit  un parterre en broderie (fig. 24- a) entouré, sur trois côtés, d’étroites terrasses surélevées. 

A Versailles, en revanche, le parterre central n’a jamais été bordé de promenoirs. 

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Histoire du jardin 

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