Administration du château et du domaine de Versailles


Nouvel accueil du château 

Nouvel accueil des visiteurs au château

Après le Louvre, Versailles est le deuxième musée à devenir un établissement public en 1995. La nomination d’un Président directeur général permet de mettre fin aux querelles entre architectes et conservateurs.

Le conseil d’administration réunit les directions des Musées et du Patrimoine du Ministère de la Culture ainsi que la direction du Budget. Siègent également des membres du Conseil d’Etat et de la Cour des Comptes, le préfet des Yvelines, le maire de Versailles, des représentant des organisations syndicales ainsi que diverses personnes qualifiées dont le Président de la Société des Amis de Versailles. Le conseil débat de la politique d’acquisitions. L’établissement emploie 800 personnes presque autant que le nombre de pièces du château (700). Deux responsables gèrent l’entretien des jardins, l’un ceux de Versailles, l’autre ceux de Trianon.

Le “Grand Versailles” a pour vocation de renforcer les accès au château. de remettre aux normes le château en termes de sûreté et de sécurité. Il n’y a pas de détection incendie dans tous les espaces. Les risques d’incendie sont réels. Des antécédents existent : Windsor en 1992, la Fenice en 1996, le château de Lunéville en 2003, celui d’Angers en 2009.

Or, à la différence des autres grands musées, Versailles ne touche aucune subvention de fonctionnement. Premier avantage : ça le rend plus indépendant de l’Etat. C’est aussi un excellent facteur de motivation. Côté dépenses, le seul entretien du château et du domaine coûte pas loin de sept millions d’euros. Côté rentrées, Versailles tire essentiellement ses revenus des droits d’entrée instaurés dès 1922 mais aussi de la location d’espaces aux entreprises et des redevances générées par concessions pour la restauration et le divertissement du public, la location de barques, de vélos ou de véhicules de golf. L’établissement a par ailleurs créé une filiale chargée d’organiser des spectacles.

Concernant les investissements, Versailles mise énormément sur le mécénat. Le mécénat américain remonte à 1924. Cette année là, JD Rockfeller junior décide de contribuer au sauvetage de trio symboles du patrimoine français : la cathédrale de Reims, le château de Fontainebleau et celui de Versailles. En 1952, le secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts lance un appel à sauver Versailles en 1952 retransmis par la télévision. Les dons affluent. En 1955, la famille Rockfeller verse à nouveau une somme conséquente au château. Mais les entreprises jouent également un rôle déterminant. Vinci finance la restauration de la galerie des Glaces, Breguet le Petit Trianon, le groupe Monnoyeur le corps central du château.

Sources

le surintendant de versailles

Le surintendant de Versailles, Christophe Tardieu – Critique sur La Tribune de l’Art