Pyrale, cylindrocladium buxicola et Volutella buxi menacent de disparition massifs et parterre de buis (trois photographies)

 

De Versailles à Vaux-le-Vicomte (Seine-et-Marne), en passant par nombre de châteaux moins connus, la pyrale menace de disparition les massifs de buis qui font la renommée des jardins à la française…

Et ce n’est pas qu’une menace.  « À Versailles, entre 15 et 20 % des buis sont affectés, les jardiniers ont remplacé plus de 3.000 pieds de buis depuis 2014, et à Vaux-le-Vicomte, environ 25 % sont touchés », selon Jacques My, directeur-général de l’Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics. Comme c’est souvent le cas, il n’existe pas de solutions pour combattre ces nouvelles maladies.

La pyrale du buis

Les buis sont soumis à rude épreuve depuis que la redoutable pyrale du buis est apparue dans l’est de la France. C’est une chenille originaire d’Asie qui consomme presque uniquement des feuilles de buis et qui a été introduite accidentellement en France. Observée pour la première fois en 2008, elle s’est rapidement étendue pour toucher l’Ile-de-France en 2013 et a désormais colonisé tout le pays. C’est une espèce invasive. Certains traitements biologiques permettraient désormais de contenir l’invasion.

Les maladies du dépérissement

Juste après la pyrale, voila que se profile une autre menace redoutable pour le buis sous la forme de deux maladies « cylindrocladium buxicola et Volutella buxi » qui sont baptisées « maladies du dépérissement. Elles ont causé des dégâts considérables à l’automne 2013 et en 2014 en France. Mais de nombreux pays sont confrontés à ce problème : Etats-Unis, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Belgique, Etats-Unis. Pour l’instant, il n’existe aucun remède pour anéantir le champignon victime de ces maladies.

Mobilisation générale

La conjugaison de ces attaques par un ravageur et par une maladie est un phénomène rarissime et suscite l’inquiétude. Un programme de recherche (SaveBuxus) a été lancé pour trouver des parades biologiques, sachant que la lutte chimique sera bientôt impossible en raison de la loi « zéro photo ».

La fin des buis de Le Nôtre? 

Des jardins à la française sans buis? La question est brutale, mais elle fait partie des solutions d’avenir. Car compte-tenu de la gravité de la situation il est possible que les buis soient condamnés à moyen, voire court terme. D’ores et déjà des essais sont en cours, en Europe, pour trouver des espèces susceptibles de les remplacer.

jackylamainverte.com, 1er mars 2015

À partir du 1 e r janvier 2017, les produits phytosanitaires chimiques ne seront plus accessibles pour utilisation par les collectivités. Ils seront retirés des rayons pour les particuliers qui devront les demander à leur magasin jusqu’en 2019, où ils seront carrément interdits. « Le problème, c’est que nous disposons de produits bio permettant de contrôler la pyrale du buis, mais nous ne disposons de rien en bio, ni en préventif ni en curatif, pour les maladies du buis liées aux champignons », avertit Jacques My.

Le Télégramme, 20 septembre 2016

Capture d’écran 2015-09-03 à 17.23.47

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~ par artotec sur octobre 1, 2016.