Claude Mollet et famille Mollet

Les Le Nôtre, les Mollet, les Desgots se sont partagé le jardin des Tuileries pour lequel ils fournissent des plans d’arbres, des bulbes. La marraine d’André Le Notre, Claude de Martigny, est l’épouse de Claude Mollet. Jardinier au service de Henri IV, Claude Mollet réalise le premier parterre de broderie connu, dessiné par l’architecte du château d’Anet, Etienne du Péracsous, sous les fenêtres du château. Toujours à base de buis, sa conception est totalement dépendante du plan de l’implantation des bâtiments. Considéré comme une extension de l’architecture, il doit être admiré depuis l’étage noble. Le dessin doit être régulier, et chaque compartiment parfaitement équilibré.

Famille Mollet

  • Mollet Jacques ( ?-1595) : auteur des jardins d’Anet pour le Duc d’Aumale.
  • Mollet Claude (vers 1563-1650) fils de Jacques, travaille avec lui. En 1580, Etienne du Perac ( ?-1601) architecte de retour de Rome, entre au service du Duc d’Aumale et contribue à la formation du jeune Claude, notamment pour la composition de broderies et de compartiments dans le parterre, en insistant sur l’indispensable cohérence de l’ensemble. Claude Mollet deviendra premier jardinier d’Henri IV et de Louis XIII. Il travaillera aux Tuileries sous la direction de Pierre Le Nôtre à qui il succédera pour la direction du jardin, avant que le petit-fils de Pierre, André Le Nôtre, ne dirige, à son tour, ce jardin royal.
  • Mollet André ( ?-16 juin 1665) fils de Claude. Après avoir travaillé en Hollande et en Angleterre, il s’établit à Stockholm au service de la Reine Christine de Suède dont il devient le « Maître de Jardins ». Sa première œuvre d’association rigoureuse entre le palais et le jardin dont on garde la trace fut le domaine d’Honserlaersdyk, du prince d’Orange, Frédéric-Henri de Nassau (1633). On y retrouve les éléments essentiels du jardin français : unité de composition, axe principal noble, dégagements latéraux, larges allées, parterres de gazon et « compartiments de broderies », écriture végétale très raffinée dont André Mollet revendique la paternité. Par la taille, la forme et la couleur choisies, arbres et arbustes doivent obéir à de rigoureuses règles d’architecture. Selon lui, les dimensions d’un jardin de qualité ne doivent pas être inférieures à vingt ou vingt cinq hectares, afin de permettre l’aménagement de perspectives, l’établissement de parterres étirés vers un évident « point de fuite ». Le Nôtre tendra à faire « glisser » encore plus les parterres carrés et conservera les partis-pris de canaux, de fontaines, de bassins, effets de surprise raffinés. L’histoire a conservé peu de documents certains sur l’activité d’André Mollet en Suède, sinon quelques vues du jardin Royal mais on sait que, dans sa jeunesse, il a collaboré avec Du Pérac aux Tuileries, Versailles, Fontainebleau. On le considère comme un des tout premiers « jardiniers-architectes », à la fois horticulteurs avertis et dessinateurs d’ensembles plantés destinés à devenir des « jardins de plaisir ».
  • Mollet Charles, fils de Claude, maître des jardins du Louvre (1692).
  • Mollet André, fils de Claude, dirige les jardins de Londres en 1658.
  • Mollet Gabriel, fils de Claude, travaille avec son frère à Londres.
  • Mollet Armand, petit fils de Claude, succède à Charles dans sa charge au Louvre. Reçoit le 28 avril 1692 son « Brevet pour l’entretien du Grand Parterre des Tuileries ».

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