Moulin, Hameau de la Reine, Domaine de Trianon : présentation

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Le moulin est l’une des chaumières les plus pittoresques, avec un charme pictural qui rappelle le rôle du peintre Hubert Robert dans la création du hameau. Les quatre façades de l’édifice ont chacune un aspect et un décor différents bien qu’en harmonie. La roue mue par le ruisseau dérivé du Grand lac n’est qu’un élément de décor et aucun mécanisme ni aucune meule ne furent installés dans cette fabrique. En effet, contrairement à ce que l’on avance souvent, le moulin n’a jamais servi à moudre le grain : le courant est si lent que la roue initiale en chêne, pourtant simplement décorative, tourne avec une telle difficulté qu’il a fallu la changer pour une de taille plus réduite.

La salle du rez-de-chaussée semble avoir servi un temps de galerie d’exposition pour les premières maquettes du hameau. À ce salon est accolé un petit cabinet, servant de garde-robe. Un petit couloir donne accès à une porte d’entrée latérale. La pièce carrée du premier étage, de quatre mètres de côté, tient lieu de petite salle à manger ou de chambre, dont on ignore si elle servit jamais. On y accède par un escalier extérieur complexe de deux volées de marches. Sur l’avant, un cabinet en colombages est construit en excroissance au-dessus du ruisseau et est relié à la pièce du premier étage par une passerelle permettant un accès en contrebas.

L’intérieur du bâtiment a reçu une décoration sobre mais soignée. Un carrelage est posé dans toutes les pièces et les deux pièces principales comportent chacune une cheminée du marbrier Le Prince. Une corniche moulurée et des lambris peints en faux bois d’acajou complètent le décor. Le moulin dispose au sud d’un jardinet clos par une haie de charmilles et d’une pergola. Un lavoir lui est aussi accolé, au bord du ruisseau.

Très délabré après la Révolution, le moulin est restauré de façon importante à partir de 1810 sous la conduite de Trepsat. Les toitures et cloisons sont rétablies, l’escalier démoli puis reconstruit, les portes et croisées entièrement restaurées. On remonte par ailleurs une nouvelle cheminée de marbre dans le salon, devant laquelle sont installés une table de chêne, quatre fauteuils et quatre chaises. Comme toutes les constructions du hameau, la fragilité du moulin impose des interventions régulières tout au long des XIXe et XXe siècles. En 1993, une troisième restauration complète du bâtiment est menée sous la direction de Pierre-André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques. Le cabinet sur pilotis qui surmonte le bief, disparu vraisemblablement au début du xixe siècle, est alors restitué, tout comme la roue, qui est la septième roue installée au moulin depuis la construction et qui, dans son format d’origine mais désormais mue par un moteur électrique, fait elle-même courir l’eau du ruisseau. Le lavoir, détruit lors de la chute d’un arbre dans les années 1930, et reconstruit peu après, est restauré.

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Plan

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Vue d’ensemble

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Roue

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Potager

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Cartes postales anciennes

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