Fonctions du parc et du jardin dans le jardin à la française

Le parc

Alors qu’on a, aujourd’hui, tendance à les confondre, jardins et parcs sont deux entités distinctes mais, néanmoins, complémentaires dans l’aménagement d’un domaine seigneurial. Sous la dépendance directe du seigneur, le domaine comprend autour du château : des jardins – d’agrément, fruitiers ou potagers -, des fermes, des bois, des prés, des viviers, des étangs, des garennes, des marécages, dont une partie peut se retrouver enclose dans un parc.

Le parc n’a alors pas la même fonction qu’aujourd’hui : il s’agit d’un lieu clos de production, vivrière et sylvicole où se pratique la chasse. Il assure au domaine son autonomie grâce à l’apport de revenus réguliers. Il est divisé par des allées entre lesquelles, selon Louis Savot : « les places… seront remplies les unes de bois sauvage, les autres d’arbres fruitiers, et les autres employées en prairies, terres labourables, et vignes selon l’estendue du parc. (…) Si le lieu… est plain, et non beaucoup inégal », c’est-à-dire dans une vallée peu profonde, parc et jardins seront séparés « par un canal égal en longueur [largeur] à celle du parc »

Limite ouverte, ce canal permet d’étendre, dans le parc, les perspectives du jardin tout en protégeant ce dernier du bétail ou du gibier. Dans le cas idéal, ce canal est transversal à l’axe principal de la composition. Le domaine possède parfois un petit et un grand parc. Le premier, datant d’un état plus ancien et réduit du domaine, est approprié à la promenade dans des futaies où sont aménagés des bosquets. Le second résulte d’un agrandissement des domaines fréquent au XVIIe siècle, dû notamment à une rentabilité croissante des bois de chauffe et de construction.Par leur masse, leur texture et leurs couleurs, les bois des parcs constituent un arrière fond essentiel à l’esthétique des jardins.

Le jardin d’agrément

Proches du château, les jardins se répartissent en jardins d’utilité et jardin d’agrément ou d’ornement. Les premiers (vergers et potagers) consacrés à la production, sont tenus hors des axes majeurs de la composition. Le second orne les abords du château. Au fil du siècle, hiérarchie et unité, équilibre et symétrie sont recherchés dans la composition du jardin d’agrément en harmonie avec les lignes architecturales de la demeure. On peut schématiser les caractéres essentiels de ces expériences avec l’un des plans-types donnés par Dézallier d’Argenville.

Le jardin d’agrément se divise en espaces découverts et espaces couverts, ordonnés le long d’un axe de symétrie. Redoublé et recoupé par des allées parallèles ou transversales, cet axe majeur est prolongé dans le parc.

Proches du château, les jardins se répartissent en jardins d’utilité et jardin d’agrément ou d’ornement. Les premiers (vergers et potagers) consacrés à la production, sont tenus hors des axes majeurs de la composition. Le second orne les abords du château. Au fil du siècle, hiérarchie et unité, équilibre et symétrie sont recherchés dans la composition du jardin d’agrément en harmonie avec les lignes architecturales de la demeure. On peut schématiser les caractéres essentiels de ces expériences avec l’un des plans-types donnés par Dézallier d’Argenville.

Le jardin d’agrément se divise en espaces découverts et espaces couverts, ordonnés le long d’un axe de symétrie. Redoublé et recoupé par des allées parallèles ou transversales, cet axe majeur est prolongé dans le parc.

Dans de nombreux jardins, seuls les éléments structurants de la composition ont perduré : vastes horizons cadrés par des masses boisées, perspectives fuyant à l’infini ou immenses plans d’eau scintillant sous la lumière. Ainsi, le promeneur contemporain se trouve confronté à une sorte de « scène vide », figée et silencieuse, parce que dépourvue du riche vocabulaire ornemental qui l’animait à l’origine en même temps qu’il y inscrivait un discours allégorique.Versailles, Vaux (après sa restauration par Duchêne), Chantilly conservent les traces de cette mémoire chatoyante où les vives couleurs des marbres et de l’or, la rumeur des eaux jaillissantes, la présence muette des statues permettent d’imaginer les fastes d’un monde révolu. Seuls aujourd’hui, les tableaux et les gravures nous restituent ces dispositifs précieux, parfois éphémères, qui transformaient les jardins en une succession de scènes de théâtre ou d’opéra.

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