André Le Nôtre et les Jardins de Meudon : présentation (22 photographies)

Du travail d’André Le Notre à Meudon, il ne reste pour ainsi dire rien. Seule subsiste la perspective, qui perd le regard vers un lointain horizon, de l’Orangerie en passant par l’étang de Chalais, jusqu’au Tapis Vert. Mais il serait injuste de résumer à si peu de chose l’histoire qui lie le dessinateur de jardins à Meudon.

Première vague de travaux pour le marquis de Servien

En 1654, Abel Servien, marquis de Sablé et de Boisdauphin, comte de La Roche des Aubiers, fait l’acquisition du château de Meudon. De grands travaux d’embellissement sont menés sous la direction de Louis Le Vau tandis que son ancien camarade d’étude auprès du peintre Simon Vouet, André Le Nôtre, s’occupe d’aménager un parc à la hauteur de la demeure. Son commanditaire lui ayant laissé carte blanche, le paysagiste voit grand. Son projet de parc part d’un axe central descendant vers la vallée et remontant vers la colline en face, l’actuel Meudon-la-Forêt. Comble de malchance, la mort du noble stoppera net l’opération.

Seconde vague de travaux sous le marquis de Louvois

Le marquis de Louvois, ministre de Louis XIV, rachète le domaine vingt ans plus tard. Abattu mais pas résigné, Le Nôtre n’a pas dit son dernier mot. Louvois lui confie les rênes d’un château à l’état d’abandon. À lui de développer les jardins, de réhabiliter l’existant et d’initier de nouveaux projets.

La perspective que nous connaissons aujourd’hui n’est encore alors qu’à l’état d’ébauche. Cette fois, Le Nôtre pourra terminer ce qu’il a commencé. Meudon devient son laboratoire. Là, le jardinier teste, expérimente, joue avec les règles d’optique et nos sens. De loin tel bassin paraît carré alors qu’il est en fait rectangulaire par quelque miracle de perspective. Le résultat est saisissant et les visiteurs s’y laisseront surprendre: tel un axe de symétrie qu’on aurait tracé à la règle, la grande allée centrale vient délimiter deux jardins, l’un haut, au niveau de l’actuel Observatoire, l’autre sur le terrain de l’ONERA. Fidèle à sa marque de fabrique, le jardinier s’adapte au terrain, et non le contraire.

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