Les grenouilles et Jupiter, bosquet du labyrinthe, petit parc de Versailles : gravure

Le Labyrinthe de Versailles – éditeur, Rutger (ou Rutgert) Christoffel Alberts (1691-1732)

La fable d’Esope :

Athènes florissait alors sous des lois justes :
L’excès de liberté vint troubler la cité ;
La Licence rongeait le vieux frein d’autrefois.
Des partis factieux conspirèrent alors,
Le tyran Pisistrate occupa le palais :
Les Athéniens pleuraient leur triste servitude ;
Il n’était pas cruel, mais on trouve bien lourd
Un joug tout inconnu ; tous alors de se plaindre.
Ésope leur conta la fable que voici :
Les grenouilles errant libres dans leurs marais
À grands cris réclamaient à Jupiter un roi
Qui réprimât leurs mœurs dissolues par la force.
Le roi des dieux sourit, puis leur jette un bâton ;
Celui-ci en tombant bruyamment dans l’étang,
Troublant ses eaux, fit peur à l’engeance craintive.
Comme il restait longtemps prisonnier de la vase,
L’une s’en vient, sans bruit, sort la tête de l’eau,
Observe bien le roi, appelle ses compagnes.
Elles oublient leur peur, accourent à la nage ;
La troupe sans respect grimpe sur le bâton ;
Après l’avoir souillé de multiples outrages,
D’envoyer chez Jupin chercher un autre roi :
Celui qu’elles avaient leur semblait inutile.
Alors il leur envoie une hydre aux dents cruelles
Qui les dévore à tour de rôle ; en vain, sans forces,
Elles essaient de fuir : la peur les rend sans voix.
En secret donc Mercure est chez Zeus dépêché,
Pour qu’il les vienne aider. Mais le dieu leur répond :
« Vous n’avez pas voulu garder votre bon roi,
Supportez le méchant. » Vous aussi, citoyens,
Tolérez votre mal, de peur qu’en vienne un pire.

bosquet du labyrinthe

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Capture d’écran 2015-09-03 à 17.23.47

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~ par artotec sur juin 29, 2016.