La galaxie André Le Nôtre

Jardinier de père en fils

André Le Nôtre est né à Paris dans une grande famille de jardiniers. Son père et son grand-père paternel étaient jardiniers du roi, son grand-père maternel était également jardinier. L’ancien contrôleur général des jardins du roi et l’épouse de Claude Mollet, premier jardinier du roi, ami de l’agronome Olivier de Serres et collègue du père d’André Le Nôtre, sont choisis comme parrains.

L’éducation d’André Le Nôtre ne s’arrête pas au jardinage, ni aux Tuileries : profitant de leurs relations en haut lieu, ses parents l’initient aux arts en le plaçant comme disciple auprès des plus grands.

La famille


Détail

Famille Le Nôtre. Descendant de jardiniers de par sa mère et son père, Le Nôtre ne pouvait que perpétuer ou dépasser une tradition.

Détail

Famille Mollet. Le Nôtre a pour marraine Claude Martigny, l’épouse de Claude Mollet, premier jardinier du roi aux Tuileries.

Détail

Famille Desgots. Fils et petit fils de jardinier du roi, mari de la soeur de Le Nôtre, Claude Desgots assiste son beau-père sur de nombreux jardins.

Les inspirateurs

Le jeune André Le Nôtre apprend le dessin dans l’atelier de Simon Vouet, étudie la sculpture auprès de Louis Lerambert, l’architecture et la perspective auprès de François Mansart.

Les clients roturiers

Fouquet reconnait son talent et lui donne un chantier à sa mesure. Devenu serviteur du roi, il ne pouvait que travailler pour ses grands commis, Colbert puis Louvois.

Les clients royaux

Après des débuts au service du frère du roi, Le Nôtre accède aux plus grandes commandes en se mettant au service de Louis XIV : les jardins du château de Chantilly, ceux du château de Saint-Germain-en-Laye, ceux du château de Saint-Cloud…

Les partenaires

C’est à Vaux-le-Vicomte que André Le Nôtre rencontre Louis Le Vau et Charles Le Brun. Ce trio composé du jardinier, de l’architecte et du peintre-sculpteur, donnera naissance à d’extraordinaires chef d’oeuvres.

L’équipe

André Le Nôtre était un gigantesque patron à la tête d’un atelier avec énormément de collaborateurs.

Note : 4 sur 5.

« L’eau permet au Grand Siècle de se contempler tout entier »

L’eau permet au Grand Siècle de se contempler tout entier et sous toutes ses facettes, géomètre et baroque, passionné d’ordre et de méthode tout autant que de surprises et d’illusions, mystique aussi bien qu’affamé de jeu et de plaisir…

Erik Orsenna

Note : 4.5 sur 5.

« Notre Grand Siècle porte en lui une énigme »

Notre Grand Siècle porte en lui une énigme: comment la discipline de fer que faisaient régner sur les Arts Louis XIV, Colbert et leurs sbires de la petite Académie, comment cette hagiographie permanente et minutieusement programmée ont-elles pu engendrer tant de chefs-d’oeuvre? D’ordinaire, la contrainte, et moins encore la propagande politique, s’allient mal avec la création.

Erik Orsenna

Note : 5 sur 5.

« Certains jours, Versailles ennuie »

Certains jours, malgré la passion qu’on en a, Versailles ennuie. Trop d’espace accable. Trop de vide entre les arbres, trop de silence dans des allées trop larges. Cet ennui vient de l’inculture. Du fait de notre ignorance, nous marchons dans une oeuvre amputée.

Erik Orsenna

Le concurrent

Jules Hardouain-Mansart

Véritable génie de l’architecture, le nom d’Hardouin-Mansart est attaché aux réalisations les plus grandioses du règne de Louis XIV.

Les jardins d’André Le Nôtre

En 2013, Versailles, Chantilly, Vaux-le-Vicomte, Fontainebleau, le jardin des Tuileries à Paris et beaucoup d’autres dans toute l’Europe se sont refait une beauté pour rendre hommage à André Le Nôtre.

Les caractéristiques du jardin à la française

Manufacture Hartmann Risler et Cie. Dessus de porte. Corbeille d'osier remplie de fruits et de fleurs au naturel, Joseph-Laurent Malaine, 1800