Ménagerie, parc de Versailles

andrelenotre.com

La Ménagerie de Versailles a été conçue par l’architecte Louis le Vau dès 1663, à l’extrémité sud-ouest du Parc, dans l’ancienne ferme de La Boissière sur la route de Trappes, achetée par Louis XIV en 1662. Dès 1664, les volatiles, les animaux domestiques et sauvages furent accueillis. Le plan de la Ménagerie est simple. Sur le devant du bâtiment se trouve une cour d’Honneur. La Ménagerie est centrée autour d’un bâtiment octogonal couvert par un dôme en ardoise. À l’étage, un balcon entoure le bâtiment, il permet une vue sur les différents enclos disposés tout autour en éventail. Le salon octogonal du premier étage permettait donc d’admirer les animaux isolés dans sept cours séparées par des grilles. Un peu plus loin, un autre bâtiment en longueur contenait la volière.

La Ménagerie de Versailles est ensuite reliée au jardin de Versailles par le terrassement et le percement du bras sud du Grand Canal en 1668. 

En 1698, Louis XIV fait agrandir la ménagerie par Jules Hardouin-Mansart et l’offre à l’épouse du dauphin, la duchesse de Bourgogne Marie-Adélaïde de Savoie,alors âgée de treize ans. 

Sous la Régence, la ménagerie est laissée à l’abandon, bien qu’en 1722 on y introduisît un nouvel éléphant et quelques animaux sauvages, dont un lionceau et un tigre, offerts par le comte de Maurepas au jeune Louis XV, alors âgé de douze ans. Cependant, Louis XV ne manifeste guère d’intérêt par la suite pour cette ménagerie et c’est dans le salon de Mercure que lui sont présentés les animaux qu’on continuait de lui envoyer. Seuls les peintres se rendent encore, comme sous Louis XIV, à la ménagerie pour y peindre les animaux d’après nature, tel J.-B. Oudry qui peignit ainsi, entre autres, entre 1739 et 1753, un « Bouquetin de Barbarie », un « Tigre dans sa loge » avec des dogues excitant l’animal à travers la grille, un « Léopard », et un « Loup-cervier assailli par deux bouledogues ».

Le 22 décembre 1769, un rhinocéros, originaire d’Assam ou de la partie nord du Bengale, fut embarqué à bord d’un navire de la Compagnie des Indes, le Duc de Praslin. Offert à Louis XV, il fut exposé dans la ménagerie de Versailles de 1770 à 1793, date à laquelle il mourut des suites d’un coup de sabre. Son corps fut transféré au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, où il fut empaillé et où on peut encore le voir.

En dépit d’un personnel assez fourni – un concierge, qu’on appelait encore gouverneur, un inspecteur, un suisse, un jardinier, huit gardiens d’animaux et un garde-chasse –, la ménagerie périclite : les bâtiments tombent en ruine et les animaux vivent dans la saleté.

À la révolution, bon nombre d’animaux furent ou remis en liberté ou livrés aux écorcheurs pour nourrir le peuple et c’est grâce à Bernardin de Saint-Pierre que les derniers animaux qui avaient survécu à Versailles furent transférés au Muséum.


 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.